jeudi 5 septembre 2013

L'amour et le sexe dans 100 ans, c'est dans la nouvelle Action / Vérité


“L’homosexualité des représentants politiques, économiques et culturels du monde occidental a été interprétée très tôt comme une marque de faiblesse. Mais quand la Chine a compris que l’homosexualité, la transexualité et la culture du genre ne tuaient personne et résolvaient beaucoup de problèmes - notamment leur proverbiale surpopulation -, c’est deux milliards de personnes qui s’y sont lancées de façon monolithique. Quand nos hommes, nos femmes et nos trans sont devenus beaux comme des dieux androgynes, c’est tout le tiers monde, captant nos émissions et surfant sur nos réseaux, qui a voulu nous imiter.”

Si vous avez aimé Vie Numérique et Nombres Premiers SAS, voici une nouvelle "nouvelle" intitulée

Action Vérité

Et disponible ici : http://fibretigre.com/av/

C'est une fiction d'anticipation sociale centrée notamment sur l'amour et la sexualité.

Nous voilà projetés quelques dizaines d'années dans le futur, dans un monde quasiment identique au nôtre technologiquement, mais où les droits LGBT sont universels. Le modèle LGBT est devenu la norme. Par exemple l'église catholique ordonne des femmes prêtres et cardinales - la prochaine "papesse" pressentie est une transexuelle. 

Les femmes sont surprotégées. Tout "contact" avec un homme peut être interprété au bon vouloir de la femme comme une agression à caractère sexuel et entraîne une sanction de prison ferme suite à un procès réduit au rang de formalité.

En dépit de cette évolution vers un modèle de liberté féminine, les industries cosmétiques y sont surpuissantes puisqu'elles ont doublé leur marché en conquérant celui des hommes qui se sont émancipés sur le plan de la mode. Les rapports à la prostitution, à la sexualité, au couple et à l'enfant sont transformés. 

L'homme hétérosexuel mâle est une minorité, voire une rareté. 

Mais s'agit-il d'une utopie ou d'une dystopie ?

Et bien, tout dépend de celui qui la regarde...

J'espère que cette histoire vous fera rire et réfléchir. 


Beaucoup d'éléments qui sont là pour dépeindre ce monde imaginé trouvent leur fondement dans des réalités du monde d'aujourd'hui : la mode des "herbivores" au Japon, le fait que des amis coréens se tiennent par la main dans la rue, et même, cette été, alors que j'avais bouclé ma nouvelle, le fait que notre pape appelle à la tolérance vis-à-vis des gays !

Je sais que les questions de sexualité et des rapports hommes / femmes sont des sujets sensibles et je n'ai pas voulu écrire quelque chose sans finesse pour attirer l'attention par provocation. A vrai dire, j'ai pris le temps de tester cette nouvelle auprès de quelques lecteurs de tout genre et j'en ai eu des échos plutôt positifs. 

C'est grâce à leurs encouragements, et peut-être les vôtres après votre lecture, que vous lisez aujourd'hui  et lirez demain encore de nouvelles histoires.

Bonne lecture.

10 commentaires:

  1. J'ai bien des commentaires à faire. Je finirai par le plus trivial.

    Je crois que mon ressenti est très étrange. Tu sais que j'apprécie ce que tu écris. Mais en même temps, il est très facile de se fourvoyer dans ce genre d'histoire. Donc pendant la première dizaine de page au moins, je la lisais avec peur, pas pour le personnage, mais pour l'auteur.
    Si l'histoire circule, je ne serai pas surpris que tu te prennes des critiques négatives. Je fais une liste de ce que j'imagine voir venir:
    -Tu dis des mal des Femen, alors que certains les soutiennent
    -la féministe aranguant la foule est présenté comme une idiote, manipulée par un héros, l'homme
    -les magasines féminins sont détenu par des hommes, l'argument sur les femmes qui gouvernent les femmes aujourd'hui ne tient pas.
    -Le but de certaines luttes est l'égalité et l'indifférence au sexe et au genre des personnes, et les discrimination de l'histoire laisserait croire que leur but est le contraire.
    -Assimilation du rejet des critères de beauté et de l'homophobie, alors que l'on peut être totalement pour le premier et contre le second.

    Ma peur vient aussi du fait que les histoires que j'ai vue basé sur le concept de la majorité homosexuelle inversait tout, sans même de souci de cohérence sur la reproduction de l'espèce, ou sur la manière dont les personnages sont nés. Simplement pour montrer aux hétéro ce qu'est l'homophobie, et qu'elle est absurde.
    Ça m'a pris un petit moment de quitter cette peur, mais vers la page 15 j'ai fini par apprécier l'histoire pour elle même.


    Je regrette cependant que certaines notions restent très flou dans ce texte, alors que selon les interlocuteurs elles peuvent avoir au moins deux sens différents aujourd'hui.
    "Trans" :
    D'abord, quid des genderqueer, genderfluid, et autre individus qui refusent de se placer sur un genre précis, voir entre les deux genres?
    Tu dis, "homme, femme, trans". Aujourd'hui, c'est absurde, le trans est un homme, la trans est une femme. "Homme et femme, trans et cis" serait plus correct aujourd'hui. (Très étonnant que le mot "trans" soit tant utilisé, et jamais "cisgenre".)
    Donc j'aurai bien aimé une explication ce que tu entend par "genre", car la phrase "les hommes non opérés, de tout genre" semble absurde, le seul genre d'un homme, c'est homme. À la limite, "des maab (male assigned at birth, je ne connais pas de traduction française) non opéré" aurait été plus logique.
    D'autant qu'avec cette confusion, j'ignore si le sens de la phrase "Ainsi, si un homme nous demande une femme, nous lui enverrons un trans." indique qu'ils envoient un homme trans, donc né femme (probablement avec des organes féminins); mais alors physiquement le prostitué ne ressemblera pas à ce que le client désire. Ou s'ils envoient - ce qui me semblerait presque plus cohérent, - une femme, né homme.

    "genre":
    “Ne nous trompons-nous pas de problème, en cloisonant les sexes là où il faudrait cloisonner les genres ?”
    La phrase est superbre, en ce sens qu'elle montre ce qui était peu clair avant, je trouve, que la distinction entre ces deux notions est vraiment faites. Par contre, je comprend pas trop ce qu'elle fait à cet endroit, et ce qu'elle signifie. Autrement dit comment est-ce que dans ce monde la discrimination est faite en pratique.
    "elle combattait depuis toujours comme l’homosexualité, le genre, "
    Le genre ? Euh... ils disent qu'il y a 2 genres, homme et femme. À la limite dire "des théories sur le genre" peut-être, mais là, ça sonne étrangement

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    1. Je finis par des remarques plus anecdotiques:
      En général, le mot "hystérique" me fait bondir. À cause de l'étymologie.
      Mais pour le coup, je suppose que c'est la première fois où je le vois usé à bon escient.



      La référence aux tuileries, c'est fait exprès ? Parce que je serai bien curieux de savoir comment ce lieu gay est devenu féminin.

      Comment ça passe de "pas plus de trois ans" à "deux ans", tel que je le lis, il veut arrêter chaque mariage avant sa fin naturelle, mais ne dit pas pourquoi. Il aurait trois, ça m'aurait semblé plus compréhensible.

      Je suis même surpris que l'institution du mariage n'ait pas volé en éclat.

      Aujourd'hui, l'idée d'interdire un parcours résonne étrangement, à cause de tout le foin que font la manif pour tous quand on leur propose des parcours alternatif, en leur interdisant celui qu'ils veulent. (Typiquement, l'interdiction des champs élysées à toute manifesation autre que le défilé militaire)


      Au sujet de la prostitution:
      "Lorsque l’on s’est lancé dans cette formidable aventure humaine, on y reste jusqu’à la retraite."
      Le désir de jeunesse a disparu ? C'est surprenant. Est-ce que l'on a totalement fait disparaitre les traces de vieillesses ou est-ce que la population a changé?
      "prostitution - quasi hétérosexuelle. "
      Quasi uniquement hétérosexuelle, non ? Sinon je comprend pas le sens.


      La fin, en 26 m'échappe. Le changement est extrémement rapide, je ne le comprend pas. Cela donne raison au docteur, ok, mais pourquoi décide t-il de faire le mal ? Alors qu'il contait faire ce qu'il pensait être le bien (même si un autre gars inteligent considère que ce n'est pas le bien)

      Commentaire le plus trivial:
      "A l’heure propice" À l'heure...

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    2. " Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition."

      C'est dans le catéchisme de l'Eglise catholique, qui ne date pas de l'élection du pape François. Tolérance ne signifiant pas "blanc seing" ; c'est ce que ceux qui se réjouissent un peu vite de l'apparente ouverture du Pape apprendront amèrement. Même s'il est évidemment préférable que le Pape tienne ce genre de propos plutôt que des considérations haineuses ou mesquines du genre SIDA, punition divine, blabla.

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  2. Cette nouvelle a été une lecture très intéressante. Je viens de la finir, et je ne saurais pas dire si je l'aime vraiment tant que ça (Elle est de très grande qualité, mais je préfère "Vie Numérique").

    Dès les premiers chapitres, ça m'a rappelé les romans de Duteurtre (auteur de La Petite Fille à la Cigarette), mais Action/Vérité va beaucoup plus loin dans la description de la société.
    Le dernier chapitre aurait pu être un peu plus subtil, mais sinon, c'est très bien écrit. Bravo.

    Typhon

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  3. Bonjour Arthur, Stéphane et Typhon,

    J'ai reçu pas mal de retours très qualitatifs sur la nouvelle, en plus des vôtres, et je vais probablement ouvrir un espace dédié (peut être un tumblr) pour y répondre.

    Je vous tiens au courant.

    FT

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  4. J'aurais vraiment voulu savoir la suite. Je ne m'attendais pas du tout à ce que cela s'arrête pouf comme ça.
    Concept intéressant et nouvelle prenante... j'ai envie d'une suite en fait.

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  5. Si c'est l'étendue de ce que tu voulais exprimer sur le féminisme je suis profondément déçu, j'avais déjà moult conservateurs sous la main pour m'expliquer que le féminisme était bête, que les femmes allaient dominer les hommes et que nous aboutirions à un futur sombre où, terrible chose, le consentement des gens est nécessaire pour les toucher, voire que nous vivrions déjà dedans ; pour une nouvelle, par contre, c'est bien écrit.

    On retrouve tous les éléments habituels des dystopies : la société oppressive, le complot permanent, et le protagoniste lucide, qui est le seul à être né avec un "bon sens" qui ressemble étrangement à celui du lecteur, et donc, incidemment de l'écrivain, puisqu'ils baignent dans le même Zeitgeist. On aime ou on n'aime pas, mais c'est bien fait.
    La partie majoritaire qui montre les souffrances du personnage principal à se soumettre aux normes sociales, de beauté notamment, me semble le meilleur atout de la nouvelle.

    J'ai plusieurs problèmes, néanmoins.

    Je pense qu'il y a deux pôles dans le discours féministe sur le genre, pas forcément concordants.
    Le premier consiste à prétendre les rôles genrés vides de toute substance, c'est pas parce que t'es une femme que tu dois faire la cuisine, avoir un rôle de mère/soignante, ou être une second couteau ; c'est pas parce que t'es un homme que tu dois te sentir obligé de buter des mammouths à coup de boule et les rapporter dans ta caverne. Soit.
    Le second, même s'il poursuit la destruction de l'essentialisme qui identifierait genre et sexe, me semble intrinséquement lié aux personnes transgenres : si quelqu'un s'identifie d'une certaine façon, il faut l'appeler ainsi et le traiter ainsi, peu importe son anatomie. Des femmes avec des bites et des hommes avec des vagins sont donc chose normales dans cette vision du monde. Cependant on peut se demander, si les rôles sociaux sont vides de sens, si l'épilation, la calvitie, le savoir, le pouvoir, la force, la grâce, les pénis, les vagins ; si rien n'est rattaché à l'un ou l'autre genre, avec quoi s'identifient-donc les transexuels ?
    D'où une tension entre ces deux pôles, d'où certaines RadFem fermement opposées aux trans*, considérant les FtM comme des traîtres, puisqu'ils rejoignent le camp des dominants, et les MtF comme des hérauts du patriarcat qui tentent d'infiltrer des safe spaces ; ou plus simplement parce que les trans renforceraient les rôles genrés en se les réappropriant : "on a beau leur expliquer qu'être une femme n'a rien à voir avec le maquillage, les seins et les robes, ils ne peuvent pas s'empêcher de foncer dessus pour faire genre !", ce que tu décris comme étant "vulgairement piocher dans des vêtements traditionnels féminins."(§10).

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    1. D'une certaine façon, ton monde semble participer des deux pôles, puisqu'il est bien précisé que les lois anti-contact-avec-les-femmes visent les "homme[s] (ou [les] transexuel[s] s’identifiant comme un homme)" (§9) sans égards donc pour leur entrejambe et que d'autre part les barrières genrées semblent extrêmement lâches.

      Mon problème se situe là : les deux pôles affirmés à longueur de temps devraient tendre à abolir les tensions entre les genres puisque les gens ne s'identifieraient plus de façon binaire(indiqué par l'usage mainstream de "Xanith"[§10, coupure publicitaire]), que les androgynes seraient bien plus courants (ainsi ton protagoniste avouant que c'était "précisément pour [contourner les restrictions propres aux hommes]" qu'il avait "savamment développé [s]on look androgyne."(§9)), etc.

      …Et pourtant tu nous montre un monde où "le type de délit le plus courant" se trouve être "les conflits hommes-femmes", et le souci premier de cette société.
      Comment dans pareille société "se faire tripoter par un mâle aux mains poilues" ("L’humeur du jour sur Radio France News"[coupure, §4]) serait-il encore infamant ?
      "Première solution, vous dites que votre joli Roberto, là, en fait, c’est une femme. Bon, c’est facile, on l’a tous fait dans notre jeunesse, et personne va y croire." (ibid.)
      Quoi ? Cette relation semble avoir été découverte par des photos. Comment dans une société avec si peu de repères genrés, une tolérance pareille des trans* et qui considère les trans* FtM comme des hommes à part entière au point de leur appliquer les lois de protection des femmes pourrait-on encore avoir la présomption d'identifier le genre d'une personne simplement en voyant son anatomie ? Quoi, quand les trans seraient acceptés on aurait l'outrecuidance de s'écrier “Mais tu es un homme !”(§11) à ceux dont l'apparence ne colle pas à nos standards ? Quoi, un pape trans* "serait “presque” une première" (coupure, §12) ? Quoi, on parlerait d'être "morphologiquement une femme"(§13) ?
      Je ne veux pas répéter tout ce que dit Arthur mais j'y agrée : c'est mal géré. On voit que t'as fait tes devoirs, que tu connais le sujet, mais tu en fais pas grand chose.
      Ta coupure publicitaire §6 semble également associer transexualité et chirurgie ; anatomie et genre. Tu dis qu'on tolère la transexualité, mais on semble au contraire obsédé par l'essence des genres et leur cloisonnement.

      Comment la bisexualité serait-elle vue comme borderline quand les genres n'ont plus rien à voir avec le sexe biologique ? Comment les femmes auraient-elles cette hystérie de 10h30 que tu proclames liée au fait de ne pas pouvoir accoucher, si les trans* MtF, ayant donc un PENIS FONCTIONNEL, sont monnaie courante ? Il serait toujours facilement possible de tomber enceinte, de se faire un bon vieux sexe Penis In Vagina, et tout.
      Si l'hétérosexualité est minoritaire, pourquoi cloisonner les genres ? Dans une société qui considère l'homosexualité comme minoritaire, un crime, ou inexistante, on n'a aucune peine à laisser des dortoirs de pensionnaires, des tentes de scouts, des vestiaires de classes de gym ou des toilettes publiques accueillir plein de gens de même genre, sans peine. La séparation vient de l'hétérosexualité dominante.
      Comme Arthur, je trouve que la phrase “Ne nous trompons-nous pas de problème, en cloisonant les sexes là où il faudrait cloisonner les genres ?” n'a absolument aucun sens dans le contexte : on cloisonne les genres, hommes et femmes. Elle semble là uniquement pour dire "sexe et genre sont différents", mais franchement tu ne manques pas d'occasions de l'évoquer.

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    2. Prends Athènes, il y avait clairement un standard social de pédérastie et d'homosexualité. Il arrivait certes que des hommes se battent pour une femme (c'était la tâche des Astonymes de l'attribuer au hasard à l'un des deux) mais on luttait également pour des beaux hommes, ainsi que le montre Alicibiade convoitant Socrate dans le Banquet de Platon, ou Contre Simon de Lysias, qui montre des bagarres pour le coeur du jeune homme visé par l'accusation. Certes, il y avait ségrégation hommes/femmes et norme homosexuelle mais c'était dû à l'infériorité de droit de la femme. Il y a fort à parier que lorsque l'homosexualité devient la norme, les crimes sexuels entre personnes de même genre deviennent majoritaires.
      Exemple trivial, dans Homestuck, webcomic de Andrew Hussie, quand on voit des relations homosexuelles (e.g. Rose et Kanaya, Dirk et Jake) on ne mentionne pas "WOLALA SOYONS HOMOSEXUELS, C'EST BIEN", justement, on ne mentionne rien, on fait comme si c'était normal, et là, on peut imaginer que c'est la norme. Et quand bien même, quand Karkat(CG) fait des avances à John(EB) et que celui clame n'être pas homosexuel, on voit Karkat ne pas comprendre le concept :
      "EB: i just didn't really have any idea that you had any sort of feelings like that, so i am kind of caught off guard.
      CG: WHAT FEELINGS, THERE ARE NO FEELINGS, END OF DISCUSSION.
      EB: hey, i don't have a problem with your weird sort of alien hate-love thing!
      EB: it is just that, uh...
      CG: WHAT
      EB: i am not a homosexual.
      CG: WHAT THE HELL IS THAT?
      EB: it is like, when a boy likes another boy.
      EB: or i guess hates, in this case.
      CG: HUMANS HAVE A WORD FOR THAT?
      EB: yes.
      CG: HOW IS THAT EVEN A THING? "

      Les trolls se reproduisant par clonage, ils n'y a pas de distinction spécifique entre relations homo et hétéro, ayant toutes un but récréatif(ce qui pose la question de pourquoi ils ont deux sexes ?). (Par contre, ils ont une sorte de tabou pour les seaux, étant donné que le processus reproductif a lieu dans des cuves, réaction semblable à notre traitement des parties génitales)
      Le silence ou l'incompréhension me semblent des meilleurs moyens de montrer les normes sociales qu'on a digérées, plutôt que de les souligner en permanence, et de montrer tout le monde activement en train de les renforcer. Mais ce n'est que mon ressenti.
      Toujours est-il que pour une nouvelle d'anticipation sociale, ça me semble présupposer des conséquences structurelles qui n'ont pas grand chose à voir avec ses présupposés : pourquoi tout le monde déteste la sexualité hétéro et les poils ? Ca ne me semble pas évident ni explicité.

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    3. Hello Lays,

      Merci infiniment pour ce retour qualitatif et éclairant pour nos lecteurs. Comme tu as pu le voir en fin de nouvelle, j'ai créé un espace dédié sur lequel je réponds en détail aux questions.

      Je vais le faire avec ta longue intervention, à présent je te demande quelque temps car juste en ce moment j'ai un surcroit de travail temporaire.

      A bientôt

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Merci de lire mon blog