jeudi 14 novembre 2013

Studio404 number 11, c'est ici et ce n'est pas #old !

Le nouveau Studio404 tout chaud est sorti, j'espère que je n'y dis pas trop de bêtises, mais je ne promets rien !

4 super sujets :

Daz va parler des jeux vidéo dont l'industrie repose sur des suites (Fifa 14...)
Melissa va nous parler du OLD
Sylvain évoque avec des arguments sociologiques le selfie
Et enfin je vous parlerai du téléchargement fitness !





Comme d'habitude, je vous donne ma chronique en entier que je n'ai pas pu dire car nous avions un timing ultra serré de 2 minutes par chronique !


Le Ramadan du Téléchargement, le Carême du Modem

Attention, je vais faire ma voix off spéciale magazine de la santé

Le syndrôme de Diogène ou Syllogomanie est un trouble du comportement qui se caractérise, entre autres, par le fait d’accumuler dans sa maison des objets, jusqu’à en faire des piles immenses et représenter 70% du volume de sa maison.

Et nous avons tous été, à un moment de notre vie numérique, syllogomanes, puisque nous avons tous téléchargé plus et bien plus qu’on ne pouvait consommer par la suite.

Des MP3 et des films par milliers (450 000 films encore toujours téléchargés par jour en France), stockés sur nos disques pour “plus tard”, vous savez ces fameux dossiers “A voir” qu’on a sur le bureau, “plus tard” donc, ce moment qui ne vient jamais, car il y a de nouveaux films, ou de nouveaux jeux. Steam ! Steam qui nous fait acheter à - 75% des jeux d’il y a 5 ans que vous ne lancerez JAMAIS ! (de 50% à 70% de jeux Steam jamais joués parmi ceux achetés !) Mini enquête sur la page 404 de Facebook : nos auditeurs en moyenne n’ont pas joué une seule seconde à la moitié des jeux achetés.

Souvenez-vous, la rue Montgallet, ces vendeurs qui fourguaient des PILES DE DVD VIERGES DE DEUX METRES par containers !

Objectivement c’est de la FOLIE, nous sommes dans un trouble pathologique.

Mais, tout n’est pas perdu, car les mentalités changent.

D’une part on ne consomme plus tout à fait pareil. On fait appel au streaming et moins au stockage. C’est le fameux “à la demande” que nous vendait IBM il y a 10 ans dans une pub marrante et où on y comprenait rien. On le fait parce qu’aujourd’hui c’est plus simple, parfois c’est plus immédiat, et ce n’est pas du peer to peer, donc pas sanctionné par Hadopi.

C’est vrai pour les films, mais surtout pour les MP3, aujourd’hui c’est ringard de stocker des MP3 on passe par des solutions streaming comme Spotify ou Deezer, solutions qui en plus de fonctionner permettent un catalogue immense contrairement à votre playlist locale.

Par ailleurs les vitesses de téléchargement sont telles aujourd’hui qu’un download n’est plus une entreprise de trois jours - la différence avec le streaming est faible. Donc, on y pense moins.

Et les jeunes générations fonctionnent ainsi. Nous sommes dans une génération de flux et plus de données, nous sommes dans du Snapchat de film et de son, où tout s’envole après utilisation.

Face à ce succès, nous remettons en cause nos stratégies de stockage et on arrive à changer. Pourquoi ? Avant quand vous aviez votre PC avec votre fat connection fibrée de malade, vous alliez pas au mac do avec les potes sans lancer votre petit download de film pour “plus tard”. Aujourd’hui, vous vous en moquez parce que au pire, si vous le voulez vraiment, ce film, et ben il sera là, à votre disposition, quand vous le voudrez.

Mais il reste encore une derniere chose dans cette folie de la sauvegarde et là, je parle à Lâm. Lâm qui aime la photographie et qui comme vous, a entassé des teraoctets de photos en ultra haute résolution en stock. Pour qui, pour quoi ? Plus le temps passe, plus les tera octets s’accumulent et moins chaque photo a de chance d’être vue ou travaillée un jour. Un jour viendra où rien de tout cela n’aura la moindre chance d’être réexploité !

Notre conseil fitness octet, soyez des Jean Pierre Coffe du download, téléchargez moins (légalement ou non, ca vous regarde) mais téléchargez mieux !

Bonne écoute !

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