mercredi 11 juin 2014

Le service public fait des jeux vidéo. Et ils sont bons. Ce qui peut poser problème.

Bonjour,

Cet article n'est pas une attaque contre le travail du service public dans lequel je connais des gens très sympathiques et compétents mais appelle à une réflexion.

Figurez-vous que le service public (France TV, Radio France, Arte, etc...) finance la création de jeux vidéo.

Je cite deux exemples en particulier que je reprendrai tout le long de l'article : Type Rider (co-produit par Arte) et Jeu d'influences (produit par France TV nouvelles écritures).



Ca n'arrive pas tous les 4 matins.

Les jeux sont bons.

Par ailleurs leur démarche de création est solide : il y a des game designer à demeure, ou on s'associe la compétence d'éditeurs pour optimiser les lancements.

Et cela pose problème ou tout du moins à débat.

Pour simplifier on peut dégager trois types de jeux :

- les jeux triple A, avec un budget marketing important
- les jeux indés, qui ont a priori peu de moyens
- les jeux "du service public".

Le problème d'une chaine de TV qui lance un jeu vidéo c'est qu'elle est maîtresse absolue de sa com, or la com représente 50% du succès d'un jeu vidéo.



Je vous donne une anecdote révélatrice : aux EIGD je rencontre un créateur de jeu indé et je lui demande si son jeu récemment sorti marche bien.

Il répond mélancoliquement : "Je suis sorti le même jour que Type Rider."

Il n'avait rien d'autre à dire, tout le monde avait compris.

Lors de sa sortie sur le marché mobile indépendant, Type Rider a éclipsé les autres jeux, non pas par sa qualité (elle est réelle, c'est un jeu reconnu par la presse) mais par le juggernaut de communication qu'a représenté sa couverture médiatique.

Et pour cause, par effet de synergie de groupe, les jeux produits par le service public disposent d'attachés de presse et par essence de médias ravis de parler de ce qui se passe en interne. Par ailleurs, le fait qu'Arte coproduise le jeu vidéo lui donne par avance un sceau de respectabilité qui dépasse son intérêt réel.

Enfin on peut se poser une question de conflits d'intérêt : les médias public ont vocation a parler des jeux de commerciaux de qualité avec impartialité pour la satisfaction du public et la qualité de son information, mais comment savoir si cette information ne privilégiera pas les productions d'Arte ?


En fait, le service public ne produit pas stricto sensu des jeux : ils produisent des dispositifs transmedias qui incluent documentaires, webdocs, sites web, happening, ce que vous voulez et jeux vidéo.

Du point de vue des intentions de la production service public, le jeu vidéo, qui vient donc par sa com rogner des parts de marché, n'est qu'un aspect d'une grande mission expérimentale autour du transmédia. Si elle réussit, ils auront changé le monde audiovisuel. S'ils échouent, ils auront eu le mérite d'avoir été ambitieux. Sur tous les points intentionnels, la démarche est louable.

Mais dans les faits, leur démarche est identique à Ubisoft qui adjoint à la sortie de Watch Dogs de nombreux systèmes transmédias comme des ARG. Par effet de synergie encore, chaque élément fait la promotion de tous les autres.



Avec jeu d'influences, on passe à une étape supérieure. France TV a ouvert une cellule en interne nommée France TV nouvelles écritures. Le jeu est produit en interne. Le jeu dispose d'une attachée à demeure. Un game designer y travaille, flanqué de DA bien entendus costauds, nous sommes à France TV. Ils ont aussi pléthore de choses comme des Web designers, rédacteurs, monteurs, acteurs (des voix ou des acteurs dans un jeu vidéo, imaginez le rêve que cela représente pour des indés!) et même des choses toutes simples comme des comptables qui représentent pour des entreprises "ordinaires" de la ressource.
C'est donc la boite de création de jeux vidéo de France TV avec un nom subtil.



Pour présenter Jeu d'influences, j'ai été courtoisement invité à une avant-première.
France TV NE avait donc privatisé une salle de ciné du forum des images, et la PR avait fait un super job puisque la salle était pleine (de journalistes). Le documentaire vidéo était génial, et la présentation du jeu épatante. La présentation a été suivie d'un cocktail dinatoire de très bonne qualité.

J'ai beaucoup d'amitié et de respect pour l'attaché de presse et son assistante ainsi que pour le game designer du jeu et son utilisation élégante de la fiction interactive dans le cadre d'un serious game.

Ce simple évènement ferait évidemment pâlir d'envie n'importe quel indé.
C'était assez dur à vivre. (et je ne suis vraiment pas à plaindre)

A noter que jeu d'influences est un jeu gratuit (contrairement à Type Rider qui est vendu 2.69 €)

J'affirme prudemment que si France TV NE et le service public en général poursuit sa démarche de production et de commercialisation des jeux, cela pourrait nuire à la création :

1) Cela profiterait aux AAA, car fatalement les média classiques seraient obligés de faire le spotlight sur "les jeux vidéo" et parleraient en priorité des grosses productions. Par ailleurs ces grosses productions sont aussi des annonceurs qui font vivre ces mêmes médias.

2) Cela desservirait les indés, puisque n'ayant pas de studio de 1400 développeurs, les productions du service public arriveraient en concurrence directe avec les productions "indépendantes".

Vous allez me dire mais Fibre c'est comme pour les séries TV. Et en plus France 2 par exemple tient vraiment les productions TV par les points sensibles, car non seulement ils sont un bon vecteur de com mais en plus ils sont les supports de diffusion finaux (contrairement au jeu vidéo qui peut se jouer sans TV ou du moins sans capter la TV).

Dans le cas des séries TV je pense que c'est différent car l'histoire est différente. La TV est au début de l'histoire un service public - des acteurs privés ont émergés et des relations contractuelles et budgétaires en sont issues.

Le jeu vidéo est depuis toujours (on parle en dizaines d'années) le domaine des entreprises privées, et les grands médias ont eu un regard plutôt dur sur le sujet (la litanie des reportages "les jeux vidéo rendent violents"). C'est une profession non réglementée (pour le moment, mais ne vous inquiétez pas, bientôt les syndicats nous demanderont de l'argent) et je ne vois pas pourquoi France TV, dans l'optique de proposer moins de pub pour ses programmes, ne chercherait pas à dégager du profit sur des productions JV.

J'ai récemment expliqué cette situation à un producteur proche de cette problématique.

Il m'a répondu un argument imparable :

"Vous préférez que le service public produise avec ses fonds des jeux comme Type Rider ou une nouvelle émission avec Drucker ?"

Vu comme cela...

Mes états d'âme mis à part, je ne suis pas trop inquiet pour la création indépendante (enfin du moins celle qui ne sortira pas en même temps que Type Rider 2).

Le métier est dur mais c'est face aux contraintes que l'on s'exprime le mieux.

10 commentaires:

  1. Bonjour,
    Jeux d'influences, le jeu, a été produit par Premières Lignes (en coprod avec FT) + des prestataires indépendants. Quant à la production de jv indépendant, elle serait mise à mal par deux jeux produits en deux ans pour ARTE et FT ?

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    1. +1
      Cet article est imprécis, plein de poncifs, bref mauvais quoi.... qu'est-ce qu'on en a a fouttre que les télés expérimentent des jeux, ils vont pas tout d'un coup se lancer à corps perdu là dedans, c'est ridicule. Par ailleurs Typerider je l'avais vu passé mais de là à éclipser d'autres production c'est vraiment n'importe quoi, c'est un bon jeu, juste un bon jeu... et d'ailleurs ça devrait être le mètre étalon --> le jeu est bon ? Parfait, rien à fouttre qui le fait

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  2. Mince j'avais fait un com très long expliquant pourquoi je pense que c'est trop simpliste comme vision même si la question est intéressante.
    Pareil que pour la réponse au dessus Type:Rider est co-produit par Arte et est à l'origine un jeu d'auteurs indépendants réalisé par Ex Nihilo qui n'est pas une société de service public et co-éditer par Bulkypix éditeur JV traditionnel.
    Chacun est libre d'aller trouver Arte pour lui montrer son projet et la chaine est libre de le trouver intéressant ou pas.
    Tu parles de quelqu'un rencontré aux EIGD sortie en meme temps que Type:Rider, malheureusement si l'on parle du même jeu, ils ont été éditer par un gros éditeur traditionnel de l'industrie du jeu vidéo.
    Est ce qu'un indé qui se fait distribuer par le service public est moins indé, qu'un indé qui se tourne vers un gros éditeur?
    Type:Rider n'a pratiquement pas été marketer sur la presse jeux vidéo traditionnels, l'espace était donc libre. L'espace médiatique qu'il a eu hors presse spécialisé malheureusement je pense que le jeu dont on parle ne l'aurait de tout manière pas eux. Peut être faut il alors se poser la question de ce qu'a fait réellement l'éditeur de ce jeu aux niveaux marketing et ce jeu aurait il marché si Type:Rider n'avait pas été la? J'en doute.
    Faut il alors pour resté indé resté seul pour récupérer 100% de bénéfice, au risque de faire 100% de 0, ou savoir travailler en bonne intelligence avec d'autres acteurs.
    Faut il resté traditionaliste et s'orienter uniquement vers les gamers, ou apprendre à parler à d'autres publiques? Pour info Type:Rider est sortie sur steam dans l'anonymat le plus complet donc je pense pas que l'ombre du service public est écrasé les indés qui galère à faire des ventes sur PC en ce moment.
    De même le marché iOS est saturé et le succès de type:rider n'est surement pas du uniquement aux sevices publics qui n'a que très peut d’expérience de la distribution digital. Ce n'est pas Arte qui a placé Type:Rider app of the week dans de nombreux pays, Arte contrairement a ce qu'on pourrait croire n'est pas une chaine très regardé aux Etats Unis et la presse américaine n'a pas beaucoup d’intérêt pour notre presse nationale.
    Clairement une chaine comme Arte est une aide précieuse et j'espère qu'ils pourront aidé plus de petit projet d'auteur à sortir, il ne faut pas voir le mal partout.

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    1. Ouais, allez présenter vos jeux chez ARTE, ils n'attendent que ça.

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  3. Et la production de film par les chaines, qu'en penser ?

    Les jeux vidéos ne sont-ils pas des films interactifs ?

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  4. Bonjour, ce n'est pas Fibre Tigre.

    La couverture de l'E3 par les journalistes jeux vidéo français devrait également être interdite ou du moins beaucoup mieux encadrée.

    En effet, très peu de sociétés peuvent louer la grande salle du LA Convention Center, ce qui fait pâlir beaucoup d'indépendants. Ces sociétés, en plus de posséder de l'argent pour louer cette salle où se trouvent des milliers de journalistes, peuvent se payer des comptables et des attachés de presse. Ainsi que des acteurs. Et aussi, les grandes enseignes de soda et de café mettent souvent à disposition des distributeurs de canettes dans ces entreprises.

    Ce qui les met en conccurence déloyale directe avec les indépendants qui sont obligés de se déplacer au Franprix pour boire.

    Certaines de ces sociétés, en plus de posséder les moyens de diffusions de leurs propres jeux, paient, sous forme de contrat d'exclusivité, des productions indépendantes (Capy, Jon Blow, Playdead, ThatGameCo) et utilisent leurs ressources internes pour les promouvoir (notament leurs attachés de presse, qui sont des balaises, c'est Sony). Ce qui fait encore plus pâlir les dev indépendants qui n'ont pas eu le droit à leurs 5 secondes de gloire dans un montage ultra-cut pendant la conférence.

    Ah ouais, donc non en fait, que le Service Public fasse des jeux ne change absolument rien à la donne.

    Merci,
    ce n'était pas Fibre Tigre.

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  5. Typerider a éclipsé la sortie d'autres jeu vidéo --> pffffffffff je ri

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  6. Mon cher Fibre,
    Je n'ai pas trop de temps en ce moment, mais je prends quand même 5 minutes pour apporter des précisions à tes dires. Je trouve que tu poses là les bases d'un débat très intéressant, notamment sur le rôle des pouvoirs publics dans le développement d'un média (je pense que le jeu vidéo est un média), mais je n'ai malheureusement pas le temps de me lancer dans de telles considérations ce soir.
    Pour les autres : je suis Florent Maurin, je suis le GD de Jeu d'Influences.
    Encore une fois désolé, je suis speed alors je vais te citer et corriger les imprécisions au fil de la plume. Ca fait un peu sec comme ça, c'est pas du tout le cas, c'est juste pour enrichir la discussion.

    >Avec jeu d'influences, on passe à une étape supérieure. France TV a ouvert une cellule en interne nommée France TV nouvelles écritures.

    C'est vrai, mais c'est pas tout jeune... Ca date de 2011, il me semble ? FTV Nouvelles écritures, c'est en gros le labo de R&D de France Télé sur le web. Mais ils ne produisent presque rien en interne. Ils ont de l'argent, et ils financent des projets, mais ceux-ci sont quasiment toujours portés par des boites de prod' tierces.

    > Le jeu est produit en interne.

    Ben non, du coup. Le jeu Jeu d'influences, comme les docus que tu as vus, a été produit par une société de production audiovisuelle qui s'appelle Premières Lignes TV - et qui produit notamment le magazine Cash Investigations. FTV Nouvelles Ecritures a financé une partie du budget du jeu, mais une partie seulement (même si c'est une partie importante), et n'a rien "fabriqué" en interne.

    > Le jeu dispose d'une attachée à demeure.

    Si on veut... mais elle s'occupe en même temps de dizaines d'émissions/programmes/événements différents. Jeu d'Influences n'est qu'une de ses nombreuses occupations.

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    1. > Un game designer y travaille, flanqué de DA bien entendus costauds, nous sommes à France TV. Ils ont aussi pléthore de choses comme des Web designers, rédacteurs, monteurs, acteurs (des voix ou des acteurs dans un jeu vidéo, imaginez le rêve que cela représente pour des indés!) et même des choses toutes simples comme des comptables qui représentent pour des entreprises "ordinaires" de la ressource.

      Alors c'est vrai que comme on est produits par une boite de prod' audiovisuelle, on a bénéficié de sa structure fixe, c'est-à-dire notamment son service comptable. Mais sinon, l'équipe était bien moins pléthorique que ce que tu décris. En gros, il y avait Julien Goetz, qui jouait le rôle à la fois d'auteur, scénariste, réalisateur, chef de projet, coordinateur technique et intégrateur. Il y avait moi au game design - j'ai aussi fait un peu de relecture, des remarques sur l'écriture, etc. Il y avait un illustrateur qui a bossé 2 mois, un comédien voix (un seul) qui a passé 2 ou 3 jours en studio), un préstataire pour le développement (Journalism ++), deux musiciens qui ont passé quelques jours sur la musique, un graphiste web qui a pondu l'interface en peut-être 3 semaines, et une monteuse, qui a passé aussi 2-3 jours à remonter les rushs du documentaire télé de façon à ce que les extraits s'inscrivent bien au fil du jeu. Pas mal de monde, donc, mais plein de personnes qui n'ont bossé que quelques jours. C'est surtout le boulot de Julien qui a fait exister le jeu, et il n'a pas ménagé sa peine. Après, du côté France Télé, il y avait quelqu'un des Nouvelles Ecritures (Antonin Lhote) pour suivre le projet d'un point de vue éditorial (ce qu'il a remarquablement bien fait) et une équipe technique, mais qui était là uniquement à veiller à la bonne intégration du jeu sur leur site (quand tu mets un truc en ligne chez FTV, tu ne vas pas faire n'importe quoi et risquer de tout péter).

      > C'est donc la boite de création de jeux vidéo de France TV avec un nom subtil.
      Pas vraiment, non. On en est même loin. FTV NE financent et commandent pas mal de projets, je dirais une vingtaine par an, et très peu d'entre eux sont véritablement des jeux. Mais personnellement, j'espère qu'il y en aura de plus en plus ! ;-)

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  7. Rectifions sur au moins deux points, Type Rider s’écrit en fait « Type:Rider ». Visiblement, personne n’a jamais su l’écrire correctement… Ni les journalistes et ni les blogueurs, qu’ils aient eu l’information par les services de Bulkypix, notre éditeur, ou par nous, la coreteam qui a accouchée « T:R » en 9 mois de prod.

    Je (@n_Aya, LD sur T:R) partage l’avis de plusieurs des réponses dans les commentaires donc je vais juste préciser un peu ma vision de l’écosystème des jeux vidéo sans entrer dans le débat du jusqu’où est-on un indépendant et sur la porosité entre une œuvre et un produit mais il y aurait à débattre.

    "Je suis sorti le même jour que Type Rider." Haha, superbe mise en exergue, nous voilà placés au rang de blockbuster capable de faire de l’ombre aux autres sorties, comme au cinéma dont la distribution en salle est limitée...Lolilol car à mon avis, à l’heure des internets et de la distribution numérique la focale est tout autre, il ne suffit pas d’être seconder par des pré-retraités masse media pour arriver en App of The week sur l’appstore, il faut -d’abord- faire preuve de créativité pour y prendre place ; et sachant que les niches de joueurs sont -déjà- bien gardées par la presse vidéoludique..la comm ne fait pas tout.

    « Tetrobot and Co, c'est un peu la crystal meth des jeux de réflexion » introduisait le test de gamekult de cet très bon jeu sorti (aussi) en octobre 2013, là où nous n’avons eu qu’une brève dans la catégorie « Juste un doigt » de ce même site (ce qui reste appréciable car notre but premier était de viser les nouvelles formes interactives & documentaires plutôt que la sphère du jeu vidéo).


    Pour résumer ma pensée, j’estime que Walter White serait encore en slip dans le désert avec un cancer carabiné s’il n’avait pas été assez stratégique pour vendre ses bonbecs addictifs. Or aujourd’hui, pour ne pas faire 127 ventes le jour de sa sortie, je pense qu’il faut quelques atouts de son coté :


    - Une boite de prod : soit quelqu’un qui gère la paperasse car soyons objectifs les 3/4 des gros geeks que nous sommes se torchent avec l’administratif. S’assurer que toutes les compétences sont présentes et complémentaires, trouver des fonds ; répartir les hypothétiques futurs gils ; s’occuper des droits d’auteur* ; et des droits en tout genre [le premier devis reçu pour l’utilisation des typographies officielles était de 50 000€ #petitesuée] …


    - Faire sa propre communication : le travail de CM doit se faire par ses auteurs, repérer les leaders d’opinions et les démarcher. Une partie de notre visibilité s’est fait suite à l’article sur un blog US réputé « FastCompagny ». On a démarché des sites sur la typo, le graphisme, sur l’indé, les jeux éducatifs,des journalistes…


    - Une idée originale : A -typographic- videogame.


    - Une DA sexy : la beauté du gameplay est à l’intérieur certes, mais n’achetions nous pas les jeux en fonction de la jaquette quand nous étions mômes ?


    Il est intéressant de voir que certains jeux indé ayant fait parler d’eux sont des jeux produits par des studios de création non issus du jeu vidéo mais qui ont conscience de l’écosystème et qui osent un peu d’originalité : « Sword and Sorcery » , « Monument valley », « Etter Drei » …


    Je mentionnais les droits d’auteurs car nous étions (la coreteam) indemnisée en partie en droit d’auteur, ce qui est rare dans le jeu vidéo puisque celui-ci était perçu il y’a peu encore comme une oeuvre coopérative et non collaborative ce qui n’incite pas les entreprises à considérer les créateurs de la sorte et freine de mon point de vue la considération du jeu vidéo comme œuvre artistique. Avec notamment les démarches entreprises auprès de la Scam, nous essayons de faire bouger quelques lignes sur la considération du jeu indé ; et cette transition se fera d’autant plus vite que si elle est adossée de médias classiques comme les diffuseurs connus du paysage…Les mentalités progressent lentement mais surement ; à nous de trouver le moyen de véhiculer les idées créatives en gardant au maximum la main dessus.

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