vendredi 10 avril 2015

Un Livre Dont Vous Êtes le Héros artistique, loin dans les étoiles

Avis aux collectionneurs !

Comme vous le savez, il y a quelques années désormais, Fanette Mellier, graphiste, m'a demandé dans le cadre de son projet en résidence Médicis de lui écrire un livre dont vous êtes le héros sur le cosmos.

La facture textuelle devait être la plus conforme possible aux standards des années 80, mais c'est sur la forme qu'elle travaillerait.

Le texte a été livré en juin 2011, et nous voilà en 2015 et le livre est sur le point de sortir aux éditions Franciscopolis à 500 exemplaires.

C'est un livre dont vous êtes le héros à la difficulté élevée, à la forme et au fond complexe.

Les thématiques abordées liées au cosmos (solitude, vide, hostilité à la vie, caractère exceptionnel de la vie) se sont naturellement retrouvées dans Out There.

Le livre a une vocation poétique, si tant est que je suis capable d'en produire.

Sans déflorer trop le sujet, voici quelques éléments de visualisation :




Le texte comporte des minis jeux (en haut à gauche) que j'affectionne beaucoup.

Au milieu à gauche se trouve deux points, ce sont des "dés" incrustés en surimpression, qui existent sur chaque page. Ainsi, en ouvrant le livre à n'importe endroit, on peut avoir un lancé de dé.

Il existe un langage alien spécifiquement créé pour l'occasion (en bas à droite).

Par ailleurs il existe une normalisation des éléments liés au livre dont vous êtes le héros avec des effets de soulignement ondulés. Le texte a été très compacté pour donner une mise en page surprenante et "étrange". 

Peut-être qu'avec le dénouement final de l'intrigue, cette mise en page prendra tout son sens...


Voici une partie de la couverture du livre. 

La couverture fait office de carte et d'élément de jeu avec des coordonnées et des étoiles.

Au revers de la converture, qui est en fait une jaquette, se trouve une "encyclopédie des étoiles" qui explique tous les éléments "véridiques", paragraphe par paragraphe, du jeu.


Les règles du jeu sont imprimées à part dans des éléments fiches cartonnées qui sont intégrées dans le livre. 

Ces fiches au nombre de 6 ont leur dos illustré avec des dés. Ainsi, elles peuvent servir d'élément de jeu.

Si vous zoomez sur les points, vous verrez qu'il s'agit de planètes avec de minuscules atmosphères, rappelant le travail de Fanette sur un autre livre (les lunes).


Le livre vous met dans la peau d'un archéologue du futur qui doit comprendre l'histoire d'une civilisation disparue.

Attention cependant, si vous êtes amateur d'objets plutôt classiques, vous serez face à un OVNI qui se veut une expérience plutôt qu'un produit formaté pour la lecture standard de fictions interactives.

Bien entendu il y aura une sortie officielle mais je sais que la communauté des joueurs et des collectionneurs voudrait la primeur des exemplaires.

A ce titre, voici les infos si vous voulez contacter l'éditeur et réserver votre exemplaire :

Editions Franciscopolis / Contact : http://franciscopolis.com/Contact
Le livre "Le Chant des Oubliés"
112 pages

Bien qu'étant un objet artistique, le livre final devrait coûter aux alentours de 20 €.

Merci à Fanette de m'avoir accordé la joie de travailler avec son exceptionnel talent (et j'ai appris beaucoup de choses à ses cotés !)

« Le répit est une illusion.
La prospérité 
d’une espèce passe par son évolution constante,
et 
celle-ci découle de l’adversité qui lui est soumise. Si elle
doit périr face à un obstacle, elle n’aurait donc pas survécu
au suivant. Et qui sait si elle-même n’était pas
l’obstacle de son obstacle, c’est-à-dire, le facteur évolutif
nécessaire non pas pour elle, mais pour l’adversité rencontrée ? »



VR, Fanfics, FN et mauvaise foi, je crois que le Studio404 de mars brise toutes les limites de la cosmo-énergie

...d'ailleurs il est sorti en Avril.


Suite à la chronique de Sylvain, je me suis acheté un Oculus.

Mais j'ai pas encore réussi à le faire tourner par manque de temps et pour des raisons expliquées dans la chronique de Daz.

Euh il est possible que le prochain 404 et bien il se passe en public avec une surprise liée au Pérou (don't ask).



jeudi 9 avril 2015

1 an de travail

Le 2 avril dernier, j'ai rationalisé ma façon de travailler.

J'ai ouvert un excel dans lequel je mets toutes les tâches du jour à faire. C'est professionnel (comme "écrire une chronique pour 404") comme personnel ("appeler le plombier"), même si le professionnel domine à 90%.

J'y associe un code couleur :
- le vert, c'est quand j'ai réussi à le faire
- le jaune, c'est quand j'ai échoué par manque de temps ou flemme
- le rouge, c'est quand non seulement j'ai échoué, mais en plus je ne pourrais pas le faire plus tard, c'est la fin de la tâche
- le violet, c'est quand j'ai échoué mais que c'est indépendant de ma volonté
- le bleu c'est quand j'ai réussi une tache de longue haleine :-)

Certaines tâches vertes sont reportées chaque jour, comme "contacter des youtubers". Les taches jaunes sont systématiquement reportées à plus tard.

Pas de week-end (je ne note pas la dénomination des jours) car beaucoup de choses importantes se passent le week end : enregistrement, réunions, évènements liés au monde du jeu vidéo...ma vie reste quand même très cool.

Vous verrez des petites plages vertes avec 1 seule tache ce jour, c'était lors de mes déplacements (Boston Pax par exemple). Je me demande si je ne devrais pas prendre des vacances de cette façon de planifier ma vie. Cet excel est devenu, au fil du temps, une sorte de maître invisible...

Voici donc 365 jours avec beaucoup d'échecs et quelques réussites...


mardi 24 mars 2015

Casual Connect Amsterdam en images

J'ai un mois (ou deux) de retard pour vous parler de la Casual Connect Amsterdam. Comme j'en dis toujours trop, je vais juste vous montrer les photos.

Imaginez que vous êtes chez un ami relou qui va vous montrer ses diapos de voyage. Idéalement vous avez soif ou envie d'aller aux toilettes mais ne vous pouvez le faire QUE quand votre ami relou vous a montré toutes ses photos.





Ça c'est la steambox qu'on a gagné avec notre prix à la Casual Connect Belgrade. Ca fonctionne sous Linux, et pour ceux qui s'inquiètent, oui, Out There tourne dessus !



Ça c'est la Hollande. Ils mettent des moulins partout.


Ça c'est des allemands qu'on a rencontré dans la pré-soirée Casual Connect. Ouais, je peux vous le dire maintenant, on va à la Casual Connect car il y a N soirées pour N-1 jours de salon.
Les allemands ont une particularité, ils ne trichent jamais.



Ça c'est un orgue gigantesque qui était dans la salle où se tenait la soirée. La soirée est très agréable car il n'y a que des développeurs de jeux. On parle de nos petits soucis, notamment de la difficulté de la publication sur l'appstore.



Ça c'est un développeur israélien. Il a fait un jeu sur les maths appelé "le pays de Venn".
"Mon objectif, dit-il, est que les enfants manipulent des triangles et en connaissent les propriétés sans pour autant subir des heures de cours."



Eux, c'est des taiwanais. Leur boite s'appelle Childhood entertainement et ils ont fait un jeu de boxe avec des femmes qui ont des seins qui rebondissent. J'ai vécu un petit moment de solitude avec eux, car, après leur avoir parlé en anglais 5 minutes, ils m'ont dit "pourriez-vous parler en anglais s'il vous plait ? On ne comprend pas ce que vous dites."



Ça c'est les amis de Belgrade : à gauche et à droite les gars de Sileni, et Darko le serbe. Darko dit "La Casual Connect, c'est Casual et on se connecte !"


Ça c'est les français dans un bar à tapas (don't ask). Enfin quand je dis français, le mec du milieu vit à Bangkok et la nana de droite est belge. On a discuté, notamment de Metacritic, car devant les autres on dit pfff Metacritic on s'en moque mais en fait ça nous fait très peur.


Ça, c'est la soirée Pocketgamer. J'ai mis tout mon talent de photographe dedans. La soirée Pocketgamer est connue pour être un désastre, à Belgrade ça c'était terminé dans un bar glauque avec des powerpoints, là, ça avait l'air plus cool. Le lendemain, ceux qui ont tenté le coup ont quand même dit que c'était bof.


Ça c'est Fred (à droite) qui est venu du Japon spécialement pour la Casual. On venait de quitter un dev argentin qui rêvait de manger un kebab pour la première fois de sa vie. Le lendemain, on a appris qu'il avait pas trouvé de kebab mais qu'il avait mangé un falafel pour la première fois de sa vie.


Ça c'est là où on prend notre petit dej dans l'auberge de jeunesse hollandaise qui accueillait tous les dev. Y a pas à dire, les hollandais, question auberge de jeunesse, ils sont au point.



Ça c'est Anna Marsh aka Lady Shotgun qui vient présenter son jeu, un jeu de gestion d'antiquités, avec une équipe 100% féminine basée en France (mais ce sont des britanniques).


Ça c'est le Media Markt, à 10h du matin. Au lieu de louer un écran pour notre Steambox à 200 € / jour, on a préféré en acheter un à 150 €. Là on attend sous la pluie et on se demande si la fête de ce soir sera cool.


Ça c'est un exemple typique d'architecture hollandaise (en face du Media Markt)


Ce mec qui sourit, c'est Jeremy. Un suisse. Il était devant nous au rayon écrans et il voit mon badge Out There et il fait c'est oufffff les mecs (en anglais parce que c'est pas un francophone), en fait c'est Jeremy du jeu First Strike, et on se connaît très bien : on était dans le même humble bundle !
Chargés de nos écrans, on a discuté longuement sur les soucis de publication Steam.


Ça, c'est la lunchbox des exposants. Sympa, non ?


Ça c'est l'équipe Out There au complet, pour la première fois, avec notre musicien au milieu. Cet homme modeste est également responsable de la musique / environnement sonore de The Stanley Parable et Antichamber.


Ça c'est une fille qui joue à Out There Omega.


Ça c'est un sondage à choix multiples en direct. Tu choisis tes options et tu fais passer un fil de couleur. A la fin du salon, les tendances s'affichent physiquement. Super idée.


Ce mec s'appelle Nicola, c'est un roumain. Mais pas roumain dans le sens "retourne jouer à ton jeu vidéo de roumain". C'est un mec qui donne à n'importe qui des leçons magistrales de marketing. Son jeu est un mélange fun de Super Meat Boy doublé d'un party game et il met une ambiance de fou.
A la fin du salon, lui et moi avons fait un pacte : le premier qui s'achète une villa à Miami invite l'autre.


Ça c'est une fille qui joue à Out There (une russe, comme ça on teste la version russe)


Ça c'est une fille qui joue à Out There (une belge)



Ça c'est Michael qui parle à la télé.



Ça c'est le crew des cools guys dans le plus classe restau d'Amsterdam (enfin j'espère vu le prix). 



Ça c'est Florian du jeu Replay (de Neko, des français). Le mec était très nintendo, d'ailleurs il a rapidement dit "Amsterdam ? Osef des putes chuis là pour le streetpass". 


Ça c'était la soirée du jour 1. Bon c'était très hollandais, très Verhoeven. Un DJ passait de la musique techno light pendant que les deux mecs en noeud pap faisaient la robot dance. Derrière, sur l'écran géant, on voyait en temps réel les transactions F2P du monde entier. J'ai discuté avec une californienne qui m'expliquait que les prix des belles maisons étaient les mêmes qu'en France, à part qu'en France, y a moins de tremblements de terre.


Ça c'est Michael et Jeremy qui ont discuté longtemps stratégie de diffusion et pricing.


Ça c'est juste une photo.


Ça c'est un feu piéton. Les feux piétons font tactactactac quand tu peux traverser. Michael traversait partout à la parisienne, ce qui scandalisait tous les hollandais.


Ça c'est un camerounais (qui parle un très bon français) mais qui bosse en Californie et qui nous montre un jeu de la scène Cameroun, un beat-them-all / platform de Kirino games.


A droite c'est ICE PICK LODGE !!! Je suis mega fan de Pathologic et c'était vraiment le grand moment du salon pour moi quand j'ai rencontré Ivan qui m'a expliqué qu'à Ice Pick Lodge, ils aimaient Out There ! Ils bossent en ce moment sur un remake jouable de Pathologic kickstarté au delà de leurs espérances. Vivent les jeux russes qui ressemblent à des jeux russes !


Ça c'est une conférence. 
Un mec explique que dans Assassin's Creed Mobile, tout le monde prenait un personnage assez bizarre appelé "le trickster". Après étude, ils ont compris que c'était le 1er choix offert et que les gens s'en foutaient de choisir un autre personnage.


Ça c'est Maxime Roy de Capital Games. On leur a dit "il faudra un salon indé en France, mec", et ben vous savez quoi ? Je crois qu'ils bossent sur ça en ce moment.


Ça c'est un T-shirt Non aux triple A !


Ça c'est note stand vu de face. A droite c'est Party Hard, un hotline miami avec du hidden in plain sight dedans. Avec une touch ukrainienne. Vous vous souvenez de mon rapport Casual Connect Belgrade dans lequel je parle à des ukrainiens qui faisaient un match-3 random et à qui je disais de faire un jeu avec une personnalité ukrainienne ? C'est eux.


Ça c'est le salon. Cela se passait à la Bourse d'Amsterdam, qui portait le nom moche de Beurs Van Belage.


Ça c'est une fille qui joue à Out There (avec des cheveux violets).


Ça, c'est (sur l'oreille de ce développeur croate) un indice qui vous donne une idée de ce qu'il se passe entre le salon et les soirées.



Ça c'est un data specialist qui s'appelle Datta. Cool non ?
Sinon la boite s'appelle Payment Wall et leur slogan est "Fucking Awesome".
"Nous avons perdu quelques clients avec notre slogan, mais il est trop cool" m'a confié le patron.


Ça, à droite l'autre partie de la team Replay, Danial. Danial n'est pas nintendo-sexuel mais il est snob. Il vous dira qu'il joue à Shadow of the Colossus par exemple. Suspect. On était dans un burger classe et vous savez ce qu'on a fait en mangeant ? Un jeu de rôle à l'ancienne. Avec moi en MJ. Ils sont tous morts.



Ça c'est dans le bus pour aller à la soirée. Amsterdam est pas bien grande et elle était pleine d'un coup de dev du monde entier, et il est arrivé qu'on se fasse arrêter dans la rue parce qu'on nous reconnaissait ! Et là c'est une jeune amsterdamoise étudiante en Game Design qui nous a dit "emmenez-moi à votre soirée !"


Ça c'est la boite de nuit de la soirée 2. Vous savez ces boites de nuit surpeuplée avec de la musique trop forte, des lumières bien beauf ? C'est ça. Et vous savez quoi ? C'était la soirée du siècle. C'était incroyable. Je me suis éclaté.


Ça c'est Michael sur le point de se faire tatouer en fluo le visage pour une nuit qui allait très très longue...



Ça c'est en backroom des écrans sur lesquels on pouvait jouer à Speed Runners, le jeu aimé par PewDiePie (il apparaît même en personnage, bonne stratégie de com, clin d'oeil, sourire) qui avait dépensé pas mal pour la Casual Connect. Certains avaient des stands, eux avaient un salon.
.



Ça c'est quand un commercial m'a donné sa carte alors que j'étais en train de danser. J'allais lui dire que j'étais heterosexuel, mais il a précisé "Si vous avez besoin d'une solution de paiement, pensez à nous !"
Business never stops



Ça c'est ce que je mangeais le matin. Je fais ce que je veux.



Ça c'est quand je suis allé au premier étage pour voler des barres de chocolat dans les conférences google.


Ça c'est Michael qui discute avec l'associée d'Anna Marsh (qui est britannique, et qui réside en France quand même, comme quoi la France a un écosystème créatif séduisant)


Ça c'est ce qu'il y avait dans la lunchbox


Ça c'est les indie Prize. La photo c'est quand on a récompensé une dev espagnole pour ses actions visant à féminiser le milieu professionel du JV.

Jeremy a gagné un prix <3

Les français de Replay (un Braid aux énigmes corsées) ont gagné le prix du public <3

VIVE LA FRANCE

Et Party Hard, les ukrainiens, ont gagné le prix du jury <3

Comme quoi, quand on tente de mettre de la personnalité dans son jeu, on est toujours gagnant.


Ça c'est nous qui discutons avec l'équipe de Vogelsaft, un FPS compétitif asymétrique basé sur la lumière, qui a propulsé en quelques semaines ces étudiants sur la scène pro du JV.


Ça c'est notre amstedamoise de la veille qui ne nous quitte plus et à qui j'ai donné le badge de Danial.


Ça c'est un Rijstaffel,
C'est comme un Mezze mais avec des spécialités hollandaises et indonésiennes. C'est un hymne gustatif dont l'objectif était d'unifier les colonies hollandaises.
Je rêvais de manger ce plat depuis mon enfance quand j'avais lu la fameuse et désopilante nouvelle de Scheckley "Pas de trois du Chef, du Client et du Serveur"
http://www.american-buddha.com/sheckleycanyoufeel.12.htm 


Ça c'est quand on a trop bu, mais cela n'arrive jamais.


Ça c'est quand on était dans un bar après le Rijstaffel. Je ne bois pas d'alcool mais une boisson s'appelait "Le paradis sur terre". J'ai été obligé de le commander.
En me le donnant, le serveur a dit : "préparez-vous à une déception".
On a fini la soirée en se montrant nos tatouages (enfin surtout Kathleen, la belge, qui était la seule à en avoir).




Ça c'est de l'art de rue.
Admirez l'art.



Ça c'est idem.



Ça c'est Harley Quinn



Ça c'était parce que je voulais faire la blague "partout où je pose les yeux, quelque chose me rappelle un jeu vidéo"


Ça c'est Amsterdam. Une ville aux hautes fenêtres, sans chiens ni enfants.
"On se fait un peu chier" m'a avoué une fille du vestiaire.


Ça c'est pour faire la blague "partout où je pose les yeux, je vois des bugs"


Ça c'est pour faire la blague "Voici Gandalf et il fait gris"


Ça c'est ce que j'ai ramené de la CC.
Business never stops.